31 mars 2007
Le 22 avril, on vote, y compris par procuration
L'échéance électorale se rapproche et, le jour J, toutes les voix comptent. Le premier tour se tiendra le 22 avril et le deuxième tour le 6 mai.
Certains d'entre vous ne seront peut-être pas disponibles pour se rendre à leur bureau de vote. C'est le moment d'établir une procuration pour un électeur de leur choix.
Cette démarche est gratuite et il n'est pas utile de se munir d'une demande de justificatif d'absence. Seule une attestation sur l'honneur mentionnant le motif de l'absence est demandée (vacances, raisons professionnelles, formation...)
Où établir sa procuration?
En se rendant personnellement au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son domicile ou de son lieu de travail ou bien au tribunal d'instance de son domicile ou de son lieu de travail.
C'est à la personne qui donne procuration d'effectuer la démarche.
A qui confier sa procuration?
Vous pouvez confier une procuration à un électeur de votre choix, mais il doit être électeur dans votre commune. Un même électeur ne peut détenir plus de deux procurations, dont une seule établie en France. La procuration peut être établie pour les deux tours de scrutin.
Quels papiers prendre?
Il convient de se munir d'une pièce d'identité, avec le nom, prénom, adresse et date de naissance du mandataire retenu.
Une procuration peut être établie jusqu'à la veille du scrutin, mais par précaution, il est préférable pour ceux qui le peuvent d'établir dès à présent sa procuration.
Pour en savoir plus
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/ele...
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1604.xhtml
Vote par procuration des Français établis hors de France
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-francais-etranger_12...
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28 mars 2007
Interview de Ségolène ROYAL à Libération de ce mercredi 28 mars 2007
Pourquoi vous être emparée du thème de la Nation à ce moment précis de la campagne ?
Ségolène Royal:Ce thème est par définition présent dans une campagne présidentielle, le candidat ou la candidate ayant pour vocation et ambition d'incarner la République, donc la Nation. Il est normal de pouvoir préciser sa vision des choses sur le sujet et sur la façon dont le lien national doit s'incarner. Le candidat de la droite a donné sa vision des choses, en proposant un ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration. Le candidat UDF, lui, se moque de tout cela. Il a tort. Il est tellement pris dans son filon ni droite ni gauche qu'on ne sait plus ce qu'il pense de rien et donc, pas davantage, de la Nation. Ce qui est d'ailleurs cohérent avec ses positions, puisqu'il n'a pas de programme et donc, ne dit rien. Quant au candidat du Front national, il confond nation et nationalisme. Il y a donc une vraie confrontation des points de vue. Pour moi, c'est très clair. Je suis une Européenne résolue. Je suis partisane d'une France ouverte au monde, internationaliste et généreuse et je considère que la Nation a un autre nom qui est celui de la République. La Nation telle que je la conçois ne demande pas aux gens d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble. Elle n'est pas fondée sur les racines, l'ethnie, que sais-je, mais sur une idée. Elle est une idée et c'est ce qui la distingue de ce qu'en ont fait nos adversaires.
L'affirmation de la Nation est-elle compatible avec l'internationalisme de gauche ?
Ségolène Royal:Evidemment, la gauche est internationaliste. Mais il faut donner une réassurance sur l'identité nationale, qui a besoin d'être consolidée au moment où les Français s'inquiètent de la dilution de la Nation dans la mondialisation. Jaurès lui même a réconcilié l'idée de Nation et celle d'internationalisme. Au point, d'ailleurs, d'en mourir ! La Nation, je vous le répète, n'est pas incompatible avec l'ouverture. Ni du côté du local, et je suis de ce point de vue la seule candidate à proposer une régionalisation. Ni de l'autre côté, avec le fait européen. Mais cet enjeu-là est considérable au moment où on observe une confusion des valeurs, une montée des désordres, un doute sur les marges de manoeuvre de la politique.
Insister sur la nation, c'est nécessaire pour ramener à gauche les catégories populaires ?
Ségolène Royal:Je ne fais pas de calcul. Je ne parle pas de la nation pour plaire à telle ou telle catégorie, il s'agit de convictions de longue date. Ministre de l'Enseignement scolaire, j'avais déjà mis l'éducation civique au brevet des collèges. J'ai toujours beaucoup travaillé sur cette question : qu'est-ce qui fait la France ? Je l'avais évoqué à Vitrolles, dans lors de ma déclaration de candidature. Puis lors de l'investiture. Ce n'est donc pas une question de tactique politique.
Quelle importance attachez-vous à l'électorat populaire, dont la fuite avait causé la défaite de la gauche en 2002 ?
Ségolène Royal:La mobilisation des catégories populaires est un des enjeux de cette élection. Non pas pour des motifs partisans mais parce que ces catégories se sont éloignées du vote et qu'il est essentiel pour la santé de notre démocratie qu'elles retrouvent la confiance dans la politique. La crise démocratique, et je suis la seule candidate à en avoir fait le diagnostic précis, a engendré un éloignement du vote, des votes de colère, un sentiment de ne plus compter pour rien, du repli sur soi. Ces sentiments frappent les catégories populaires, et maintenant les classes moyennes. C'est très dangereux : il peut y avoir soit une fuite vers l'individualisme, soit un repli vers des communautarismes et rejet des autres. Plus largement, les catégories populaires ont, comme les autres, besoin d'une réflexion sur l'identité nationale, d'une politique internationale digne de ce nom, de participer au débat sur la culture, l'énergie ou les enjeux de la santé Et je considère que c'est le devoir de la gauche de répondre à ces attentes des catégories populaires, tout comme à la fraction des classes moyennes qui aujourd'hui nourrissent un sentiment de déclassement.
Quelle est votre position sur les régularisations de sans-papiers ?
Ségolène Royal:Quand Nicolas Sarkozy a convoqué dans les préfectures tous les sans-papiers pour leur faire croire qu'ils auraient des papiers et qu'ils ont finalement été fichés, il a trompé les gens. Il est responsable d'une politique qui a grossi le nombre des étrangers sans papiers et pourtant non expulsables. Il a créé des zones de non droit. Aujourd'hui 26 000 parents d'élèves ne sont pas régularisés malgré les promesses et ne peuvent non plus être reconduits à la frontière. C'est scandaleux dans un Etat de droit, et inhumain. Pourquoi ce problème qui empire depuis plusieurs années n'a-t-il pas été réglé ? Pour ma part, je veux que l'ensemble de ces situations soient examinées sur la base de critères objectifs, et non pas de façon aléatoire ou statistique, avec le sens de la responsabilité et l'humanité nécessaire.
Vos relations sont-elles apaisées avec les profs ?
Ségolène Royal:Je n'ai jamais été fâchée avec les enseignants. Il y a eu la diffusion sur Internet de la fameuse vidéo, et on sait dans quelles conditions elle a été tournée et diffusée : je ne suis bien sûr pas d'accord avec ce type de méthode, car on doit pouvoir participer sereinement à des réunions de réflexion. Mais peu importe. Ce qui compte, ce sont les conditions de travail des enseignants et d'apprentissage des élèves. Les adolescents ont changé, et la formation des enseignants n'a pas suivi cette mutation. Je pense que les enseignants, qui sont gênés par l'accumulation des réformes de l'Education et qui ont un vrai sentiment de déclassement, ont d'abord besoin de reconnaissance. Mais s'ils regardent ce qui a été fait avec la gauche entre 1997 et 2002, et ce qui s'est passé depuis cinq ans, je pense qu'ils voient clairement la différence. Si je suis élue, la prochaine rentrée scolaire se fera en rétablissant les emplois supprimés. Une liberté pédagogique sera donnée aux équipes, des solutions apportées aux élèves décrocheurs qui perturbent les classes et des moyens seront donnés pour développer le travail en équipe.
Concrètement, comment «desserrer» la carte scolaire, comme vous le préconisez ?
Ségolène Royal:La question de la mixité scolaire se définit dans la politique de la ville, dans la politique de l'habitat et dans la politique urbaine. Ce n'est pas l'école qui doit porter seule la question de la mixité. C'est la politique de la ville qui, en amont, accompagne ou pas la mixité. Je souhaite répondre au voeu des parents d'un peu de souplesse dans la sectorisation.
Les jeunes s'intéressent à la campagne mais restent sceptiques. Comment comptez-vous les convaincre de s'engager ?
Ségolène Royal:Je pense que l'ampleur de la crise sociale, économique, écologique, culturelle est telle que le choix est clair. Le prochain scrutin doit leur permettre de choisir dans quelle France ils veulent vivre demain. Moi, je les invite à inventer la France dans laquelle nous allons vivre. A mener la bataille pour l'emploi des jeunes, l'amélioration de leur qualification, la reconnaissance de la France dans sa diversité, dans son métissage, contre toutes les formes de discrimination. Et je les appelle à participer au rééquilibrage entre les pays du Nord et du Sud, car ils ont compris que leur avenir dépendait aussi de la réduction des inégalités Nord-Sud.
Suffit-il, pour la gauche, d'expliquer que Bayrou, c'est la droite ?
Ségolène Royal:Non. Son «ni droite, ni gauche» masque l'immobilisme le plus absolu, le refus de dire clairement quelles sont les solutions qui seront apportées aux problèmes qui se posent au pays. Et l'immobilisme, c'est la poursuite de la situation actuelle dont les Français ne veulent plus. Pour ma part, j'explique dès maintenant comment je vais m'y prendre, et à quelles priorités je vais m'attaquer. Je suis persuadée que les choses vont se clarifier. Je ne veux pas que les Français soient privés d'un vrai choix entre deux visions clairement identifiées de l'avenir de la France.
A propos de Nicolas Sarkozy, pensez-vous que l'on peut être élu président de la République si l'on ne peut aller en banlieue ?
Ségolène Royal:C'est difficile d'incarner l'unité de la Nation si certains espaces du territoire sont inaccessibles. Mais cela fait partie de la question de la responsabilité politique. La crise des banlieues a été très mal traitée. Depuis, rien n'a changé. Les choses se sont même dégradées. Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur jusqu'à lundi, il a quand même eu tous les pouvoirs entre les mains pour pouvoir régler cette question-là... C'est un échec sur toute la ligne. Et on ne voit pas davantage de solution, dans son programme présidentiel. Il n'est pas capable de résoudre ces problèmes. Il y a une rupture profonde de confiance entre les jeunes de ces quartiers et lui. Pour ma part, j'ai dit que les banlieues n'étaient pas un problème mais une part de la solution aux problèmes de la France, parce que je veux mobiliser tous les talents qui aujourd'hui n'ont pas les moyens de se révéler.
Que répondez-vous aux critiques sur le financement de votre projet présidentiel ?
Ségolène Royal:Mon projet comporte bien sûr des dépenses, mais il est financé par des économies, des redéploiements, et toutes ces dépenses sont des investissements et non pas des dépenses inertes. Elles permettront de relancer la croissance. On n'est pas dans l'arithmétique. Si on n'investit dans rien, on meurt à petit feu. Moi je veux investir dans les filières du futur. En Suède, on a investi massivement dans l'innovation, dans la matière grise. La France est très en retard sur un certain nombre de domaines : le dialogue social, le développement durable, les questions énergétiques. C'est là qu'il faut que les pouvoirs publics soient présents. Il y a aussi des marges de manoeuvre sur la réforme de l'Etat : la baisse de son train de vie, et la réforme de l'action publique, surtout par la décentralisation.
Avec la réforme de l'Etat, vous vous emparez d'un thème cher à la droite...
Ségolène RoyalMais la droite n'a pas accompagné les fonctionnaires dans cette mutation ! Elle leur a imposé des politiques arithmétiques, avec la moitié de fonctionnaires non remplacés. Cela veut-il dire que la moitié des fonctionnaires ne compte pour rien ? Ce n'est pas digne d'un candidat à la présidentielle de désigner à la vindicte publique une catégorie de la population. Les fonctionnaires doivent être associés aux mutations des services publics. Il faut leur dire : on va vous accompagner dans ces mutations, on va redéployer les services publics là où les citoyens en ont le plus besoin et, en échange, vous serez mieux formés et mieux rémunérés.
Comment procéderez-vous pour la conférence salariale que vous avez annoncée ?
Ségolène Royal:Ce rendez-vous est très important. Il va falloir nouer un nouveau dialogue social pour aborder un ensemble de questions : comment augmenter les bas salaires ? Comment investir mieux dans la recherche et l'innovation ? Comment met-on en place ce qu'on appelle dans les pays du Nord une «flexsécurité» ?
Vous êtes pour davantage de flexibilité ?
Ségolène Royal:Je préfère parler d'agilité. Jusqu'ici, la flexibilité a été supportée par les salariés, jamais par les patrons. Quand une entreprise va mal et qu'un patron part avec un parachute doré, ça a un impact symbolique insupportable. L'agilité que je veux donner aux entreprises a sa contrepartie dans des sécurités nouvelles pour les salariés : c'est par exemple la sécurité sociale professionnelle.
Le marché, donc, est accepté ?
Ségolène Royal:Le marché est accepté, pas le système libéral. Mais il faut un marché régulé, qui permette de faire converger l'intérêt de l'entreprise et du salarié. Le rétablissement du lien de confiance passe par le développement d'une culture de compromis dans les entreprises. D'où ma proposition de sécurité sociale professionnelle, qui permet au salarié de conserver un revenu, avec une formation, sans passer par la case chômage. Le salarié peut même garder un lien juridique avec son entreprise. En fait, il s'agit d'utiliser différemment les indemnités chômage et les crédits de la formation professionnelle. Cela donne de la liberté aux salariés, mais aussi des devoirs : le salarié ne pourra pas toucher 90 % de son salaire et rester chez lui. Il devra suivre une formation ou se reconvertir. C'est donnant-donnant.
Comment envisagez-vous de soutenir les entreprises ?
Ségolène Royal:Je veux réorienter un certain nombre de choses. Je me suis d'abord engagée à ce que le taux de l'impôt sur les sociétés soit modulé à la baisse si les profits sont réinvestis. Les propositions faites par les deux candidats de droite sont inopérantes. Quand l'un d'eux (François Bayrou, ndlr) propose de supprimer les charges sociales pour les entreprises embauchant deux personnes, c'est inadmissible. On ne donne pas les mêmes aides aux banques, à la grande distribution ou aux PME ! Le temps est venu des politiques sélectives ; il faut mettre fin au saupoudrage des fonds publics et faire du sur mesure. D'ailleurs, si je suis élue, les banques prendront leur part de l'effort. Nous sommes le seul pays où les banques s'entendent entre elles pour ne pas prendre de risque à l'égard des PME, alors que, grâce aux tarifications bancaires, elles gagnent de l'argent sur les pauvres et font des profits insolents. On doit imaginer des mesures pour amener les banques à se consacrer davantage au financement des PME. C'est ce qui est fait à l'étranger.
Vous qualifiez votre projet de socialiste ?
Ségolène Royal:Il l'est.
Votre campagne semble avoir retrouvé de l'allant depuis que vous avez retrouvé votre «liberté». Moins y a d'éléphants mieux c'est ?
Ségolène Royal:Les responsables du Parti socialiste tiennent tous leur rôle dans la campagne. Ils sont tous en mouvement. Lors de l'élection présidentielle précédente, la mobilisation des militants avait faibli. Cette fois, jamais, avec 300 000 militants qui, dans cette dernière ligne droite, se battent. Le parti, dans ses profondeurs, est totalement en ordre de marche.
Mais c'est vous qui tentez de le révolutionner...
Ségolène Royal:C'est moi la candidate, c'est sur moi que reposent les responsabilités. Je serai responsable de ce qui arrivera. Je ne ferai porter la responsabilité sur personne d'autre.
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27 mars 2007
Ségolène Royal en meeting à Nantes
La culture est exceptionnelle, elle tient du miracle dans un monde obnubilé par la course à la rentabilité immédiate.
"Mon voeu le plus cher est de voir la France retrouver le souffle culturel du 10 mai 1981, c'est possible, c'est une des missions indispensables de la France, qui a reculé dans sa culture".
"Pour moi, la culture est un combat social qui n'a jamais été autant d'actualité qu'aujourd'hui. Nous devons apporter de nouvelles sécurités, l'accès à la culture est un moment fondateur pour que tout le monde retrouve ses sécurités de base", ajoute Ségolène Royal célébrant la culture "comme force émancipatrice".
Elle déplore "le désengagement de l'Etat depuis cinq ans" sur le plan culturel et estime que "l'Etat doit être le garant du lien social culturel". "La reconstruction" de ce lien social "est un enjeu majeur pour que la France se relève", la culture "est un levier extraordinaire dans tous les champs de l'action collective".
"Je veillerai à ce que l'Etat donne à la culture les moyens de créer et de diffuser sur tout le territoire", car "si les replis sur soi continuent, ce sera très difficile de remonter la pente".
Citant Victor Hugo, Jean-Paul Sartre, Samuel Beckett mais aussi Ariane Mnouchkine, elle appelle les acteurs du monde culturel à se retrouver en première ligne pour "ce combat majeur".
"La culture est exceptionnelle, elle tient du miracle dans un monde obnubilé par la course à la rentabilité immédiate", rappelle-t-elle avant de décliner les dix propositions de son pacte présidentiel en matière culturelle.
Elle développe longuement la réintroduction de l'histoire des arts à l'école et rend hommage aux intermittents du spectacle: "Je veux que vous retrouviez votre dignité".
"La reconquête de son espace culturel, la France doit le faire pour retrouver sa place dans le monde, pour pousser en avant le dialogue entre les peuples", explique la candidate socialiste devant plusieurs centaines de personnes réunies dans les anciennes usines de la biscuiterie Lu transformées en centre culturel.
Parmi eux, l'actrice Jeanne Moreau, le metteur en scène Bernard Murat, les musiciens du groupe sénégalais Touré Kunda, le violoniste Didier Lockwood, l'écrivain Erik Orsenna, la chanteuse Juliette, le directeur du cabaret Les trois maillets Jacques Boni, la journaliste Laure Adler.
11:20 Publié dans Ségolène PRESIDENTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 mars 2007
Ségolène Royal devant le congrès des étudiants de l'Unef à Lille.
Je veux une société qui vous fait confiance, pour cela j'attends beaucoup de vous.
Ségolène Royal s'engage à créer un "droit à un premier emploi" pour "les jeunes diplômés et qualifiés" dans les six mois suivant la fin de leurs études.
"Aucun jeune diplômé et qualifié ne doit rester au chômage plus de six mois", estime la candidate socialiste.
"Je veux une société qui vous fait confiance, pour cela j'attends beaucoup de vous", déclare-t-elle, ajoutant vouloir une France qui "ouvre toutes ses portes pour lutter contre le chômage des jeunes", qui offre "un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés et diplômés".
"J'appellerai les entreprises à faire confiance aux jeunes, et je suis convaincue qu'elles le feront parce qu'elles ne pourront plus s'en passer".
Elle rappelle que la France a "besoin" que la jeunesse "garde intact son goût du combat, sa colère, ses refus".
"Je ne veux pas m'adresser à vous comme à une corporation mais, à travers vous, c'est à la jeunesse de France que je voudrais parler".
Ségolène Royal répète qu'elle mettra en place l'allocation autonomie, revendication phare de l'Unef, estimant que, contrairement à "ce que me dit la droite", celle-ci "rapporte à l'intérêt général". "Ce qui coûte effroyablement cher, c'est l'échec, c'est le désespoir".
Promettant "une loi d'orientation et de programmation" sur l'Enseignement supérieur, elle a notamment cité l'augmentation de "10% par an pendant cinq ans des dépenses" pour la Recherche et l'Enseignement supérieur, elle insiste sur son hostilité à toute sélection à l'entrée des universités.
Elle revient sur ses principales propositions pour la jeunesse: "prêt gratuit de 10.000 euros pour chaque jeune à sa majorité", garantie du logement à tous les étudiants, augmentation des montants des allocations logement ou encore médecine préventive gratuite et obligatoire.
11:00 Publié dans Ségolène PRESIDENTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 mars 2007
Images d'archives du journal de 20h d'Antenne 2 : les manifestations contre la réforme de la loi Falloux
En 1994, François Bayrou est alors ministre de l'éducation nationale du gouvernement Balladur et veut faire passer en force une réforme de la "loi Falloux" pour permettre aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés au delà du seuil des 10 % prévu par la loi. Plus d'un million de personnes descendent alors dans la rue.
06:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 mars 2007
Ségolène Royal propose la VIème République

La candidate propose une organisation plus démocratique et plus efficace des institutions garantissant l'impartialité de l'Etat et reposant sur quatre piliers :
1) Une démocratie parlementaire revivifiée
2) Une véritable démocratie sociale
3) La démocratie participative
4) Une démocratie territoriale aboutie
Lire l'organisation des principaux axes de cette proposition
"Cette République nouvelle nous la réussirons. Et lorsque nous l'aurons réussie, grâce au vote des Français dans un référendum, notre République sera ancrée sur ses traditions mais en même temps tournée vers le futur."
Le discours aux Républicains de Ségolène Royal
Jean-Pierre Bel : la nécessité “d’une République nouvelle”
Le président du groupe socialiste au Sénat, Jean-Pierre Bel a rendu à la candidate, avant l’élaboration du pacte présidentiel, un rapport sur les institutions. Aujourd’hui, il développe les propositions de Ségolène Royal et explique la nécessité “d’une République nouvelle”.
Voir la vidéo
Vincent Peillon : "Nous avons besoin d'instruments politiques rénovés"
Le porte-parole de Ségolène Royal animait le point presse quotidien de campagne du 19 mars. Vincent Peillon est à cette occasion revenu sur le rassemblement des élus socialistes et républicains la veille, sur les réactions de ces élus à la proposition de la candidate d'établir une VIème République en France. Il a, de plus, développé la position de Ségolène Royal face aux grèves dans l'Education nationale et a également commenté l'arrestation de Cesare Battisti, dimanche au Brésil.
Voir la vidéo
Arnaud Montebourg : "Nous voulons transformer de fond en comble le système politique"
Arnaud Montebourg était l'invité de la Matinale sur Canal +. Il revient sur la volonté de VIe République affirmée par Ségolène Royal.
Lire
Arguments/Ripostes : Parlons des institutions
A l'heure où nous formalisons notre proposition d'une 6ème République, la question institutionnelle est une véritable ligne de clivage avec nos adversaires.
Télécharger la note
Lire l'ensemble des "Arguments et Ripostes"
05:05 Publié dans Ségolène PRESIDENTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 mars 2007
Retour sur événement : Lionel Jospin bat la campagne à Lens
Lionel Jospin nous a accordé une interview à l'issue de la réunion publique qu'il tenait à Lens le 17 mars : "La logique serait de gagner compte tenu de la politique qui a été menée depuis 5 ans, compte tenu des gestes de sanctions que les Français ont déjà opéré à l'égard de ce pouvoir." "Le moment est là, c'est maintenant qu'on change le pouvoir national".
Extraits du discours de Lionel Jospin
Lionel Jospin a prononcé le 17 mars un discours marquant son soutien à la candidate socialiste, Ségolène Royal. En voici quelques morceaux choisis :
Voir l'extrait : "Sarkozy est l'incarnation même du pouvoir sortant"
Voir l'extrait : "À propos de Bayrou"
Voir l'extrait : "la solution c'est le vote socialiste, le vote Ségolène Royal"
11:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 mars 2007
Rassemblement des élus socialistes et républicains autour de Ségolène Royal
"Cette République nouvelle nous la réussirons"
Devant 4.000 maires, conseillers généraux ou régionaux réunis à la porte de Versailles, Ségolène Royal appelle à enterrer la Ve République.
Lire la suite
L'intégralité du discours de Ségolène Royal
L'intégralité du discours de Ségolène Royal en vidéo
Lire le discours de François Hollande
Voir l'album photo du rassemblement des élus
Voir les réactions de nombreux élus
14:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 mars 2007
"Ce que Sarkozy nous prépare", par Martine AUBRY.
Nicolas SARKOZY a beau nous dire qu’il a changé, apparaitre comme ayant abandonné son activisme frénétique qui n’a d’ailleurs eu aucun effet concret pour les français comme on l’a vu pour la sécurité, le pouvoir d’achat ou la Corse. Il a beau avoir transformé ses propos excessifs en un ton de doux contradicteur, son projet, ses priorités désormais connues confirment ce que nous savions. Finies les références à JAURES et BLUM. Son projet est bien celui de la régression sociale, de la loi du plus fort et des plus riches, et du repli craintif sur soi. Quelques exemples suffisent à le démontrer.
Le vrai projet de Nicolas SARKOZY, c’est celui d’une France qui livre les salariés aux lois du marché. Nicolas SARKOZY ne cache plus où il puise désormais ses idées : au MEDEF. Au point d’employer exactement les mêmes mots que ses mentors. Dernière proposition en date, « puisque le divorce par consentement mutuel est autorisé depuis 1975 », nous dit aujourd’hui le candidat de l’UMP comme hier la présidente du MEDEF, il faudrait autoriser la rupture du contrat de travail par consentement mutuel. C’est oublier que le rapport de force entre un employeur et son employé est totalement déséquilibré en défaveur du second. Le droit du travail n’a pas été inventé pour le seul plaisir d’entraver les entreprises, mais pour corriger ce déséquilibre. Peut-on parler de libre consentement quand pèse sur soi la menace du chômage ? C’est la porte ouverte à toutes les pressions, aux licenciements en catimini.
Cette dernière proposition vient s’ajouter à d’autres qui mettront à bas notre droit du travail hérité de deux siècles de combats ouvriers. A qui fera-t-on croire que le « contrat de travail unique » que propose N. SARKOZY pour remplacer les CDI et les CDD, n’est autre qu’en réalité un CPE pour tous, c’est-à-dire des périodes d’essai à rallonge, des licenciements sans motif et sans préavis ? Entendra-t-on bientôt Nicolas SARKOZY nous dire, comme l’a déjà fait sa muse du MEDEF, qu’« après tout l’amour est éphémère, pourquoi pas le contrat de travail » ?
Que dire de ses propositions sur les heures supplémentaires ? « Je veux que les 35H soient non plus un plafond mais un plancher » nous dit-il. Argument totalement fallacieux puisque précisément la durée légale à 35H n’interdit en rien de faire des heures supplémentaires (aujourd’hui jusqu’à 180H par an, soit 4H par semaine et parfois plus dans certaines branches professionnelles,). Non, ce qu’il veut en réalité, et en tout cas ce à quoi nous mèneront les mesures qu’il propose, c’est la banalisation des heures supplémentaires. Belle victoire du MEDEF parce que les heures supplémentaires, chacun le sait, sont des heures entièrement décidées par l’employeur. Libre à lui de les accorder ou de les imposer à Pierre, Farid ou Jacqueline et de les retirer du jour au lendemain sans préavis, sans motif. Elles ne donneront pas lieu non plus à cotisations sociales, donc ni droit à retraite, ni à indemnité en cas de maladie. Enfin comment ne pas évoquer les conséquences sur le chômage ? L’heure de travail est aujourd’hui 25% plus chère lorsqu’elle est sous forme d’heure supplémentaire que pour une embauche. Les exonérations promises par Nicolas SARKOZY rendraient les embauches 40% plus chères que les heures supplémentaires : par exemple, à 1,5 SMIC, l’heure supplémentaire coûterait 12€ contre 17€/heure pour l’embauche. Croît-on que les entreprises hésiteraient un instant ? Croît-on que cela sera sans effet sur le chômage ?
Le vrai projet de Nicolas SARKOZY, c’est aussi une France qui creuse les inégalités. Là aussi, il tente d’avancer masqué, mais les français ne doivent pas être dupes. Après avoir soutenu un gouvernement qui a accordé à 20% des français les plus riches 80% des baisses d’impôts et endetté la France de manière considérable, cette politique va être accélérée par lui. Son bouclier fiscal de 50% sera sans effet pour la plupart des français, mais conduira à la suppression de fait de l’impôt sur les grandes fortunes (puisque leurs impôts - hors ISF- et CSG se situent à ce niveau de 50%). Que dire aussi de l’exonération quasiment totale des droits de succession quand on sait déjà les sommes considérables qui sont déjà déductibles ? Quid du non remplacement d’un départ en retraite sur deux ? Cela signifie inéluctablement, parce que c’est là que se situe le gros des effectifs, moins d’emplois dans les écoles, dans les hôpitaux, moins de services publics dans les zones rurales... qui sont autant de remparts contre les inégalités de toute nature, sociales comme territoriales.
Le vrai projet de Nicolas SARKOZY, c’est enfin celui d’une France repliée sur elle-même. Qui considère l’immigration comme une menace pour l’identité de la France, au point qu’il faudrait un « ministère de l’immigration et de l’identité française » pour circonvenir cette menace. Qui refuse le regroupement des familles et expulse sans vergogne jusqu’aux enfants scolarisés dans les écoles de la République. Qui n’a d’autres messages à adresser à la France issue de l’immigration que le slogan « quand on n’aime pas la France, on la quitte », sous entendu « vous n’aimez pas la France, quittez là », qui qualifie ses enfants de « racaille » et véhicule des clichés aux relents détestables (« les moutons qu’on égorge dans les baignoires » ).
La France de M. SARKOZY n’est pas celle que l’on aime et n’est pas celle qu’aiment les français et tous ceux qui attendent dans le monde, son message. Notre identité, c’est celle de la France des Lumières et des droits de l’homme. La France, cette République qui porte haut ses valeurs de justice, de progrès et de tolérance. La France qui a mis sur pied le meilleur système de santé aux dires mêmes l’Organisme Mondial de la Santé. La France de la sécurité sociale -santé, famille, retraite-. La France qui défend l’exception culturelle. La France des chercheurs et des créateurs. La France du TGV, d’Airbus, d’EDF-GDF, de France Télécom... La France qui a fondé l’Europe et se bat pour la paix et pour un autre rapport entre le Nord et le Sud.
Ce sont bien deux modèles de société qui s’affrontent lors de cette élection présidentielle majeure pour notre pays. Que l’on veuille bien entendre les propositions de Ségolène ROYAL sur l’éducation, sur l’emploi, sur le logement, sur la sécurité, sur l’environnement, sur l’Europe, sur nos institutions, c’est cette France là qui s’y trouve. Une France qui cherche à proposer à elle-même comme au monde une société qui tourne le dos au libéralisme financier créant ici et partout des inégalités inacceptables. La France qui lutte contre toutes les formes d’intégrismes et de conservatismes. Bref, une France juste et forte, ouverte et généreuse, écoutée et respectée, que seule peut incarner notre candidate Ségolène ROYAL. N’oublions pas que les français ne sont jamais sentis aussi bien dans l’histoire que lorsque la France a défendu haut et fort ses valeurs de solidarité et de tolérance, valeurs auxquelles nous croyons fortement et qui constituent notre identité.
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15 mars 2007
Bayrou, ni de droite, ni de gauche ?
François Bayrou : une curieuse idée de la laïcité
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L'UDF d'hier et d'aujourd'hui
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Lorsque l'on trouve le programme de François Bayrou.
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Critique du positionnement de François Bayrou.
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François Bayrou ou la confusion.
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Parlons du… positionnement de l'UDF.
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Retour sur le discours programme de Bayrou.
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Dépêche AFP : Bayrou “candidat du ni ni et de l’immobilisme” (Rebsamen, PS)
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Communiqué : Bayrou en banlieue : la droite avance masquée
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